Quel est son poids idéal ? Les différentes pistes

Le poids idéal, une notion vague et qui tendrait à être personnel. On pourrait annoncer que le meilleur poids idéal correspond en fait à son poids de forme, celui dans lequel on se sent bien, et en meilleure condition.

Il existe cependant des multitudes de formules qui tentent de rationaliser le poids idéal. L’indice IMC est aujourd’hui le plus connu puisqu’il est l’indice standard pour l’Organisation Mondiale de la Santé.

La lutte contre l’obésité et le surpoids font aujourd’hui partie des préoccupations des français mais aussi du ministère de la Santé. L’OMS a reconnu l’obésité comme une maladie grave aux risques importants de mortalité. L’obésité est devenue un enjeu majeur de santé publique à l’échelon mondial

D’un point de vue purement médical, le poids idéal d’un individu est celui pour lequel les risques induits par son poids (hypertension, maladies cardio-vasculaires, diabète, …) sont minimums. Ce poids idéal ne correspond donc pas à un poids précis, mais plutôt à une fourchette de poids autour d’un poids moyen que nous qualifierons de ‘poids idéal théorique’. Ce ‘poids idéal théorique’ varie d’un individu à l’autre en fonction de sa taille, de son sexe, de son âge, de sa morphologie, de l’importance de sa musculature et de nombreux autres facteurs.

En l’absence d’étude statistique, de nombreuses formules mathématiques ont été mises au point pour essayer de déterminer le ‘poids idéal théorique‘ d’un individu en fonction de divers paramètres dont le principal est sa taille. Ces formules donnent des résultats qui peuvent varier fortement de l’une à l’autre et qui ne sont utiles qu’à titre indicatif.

Ainsi, la formule de Broca estime que le poids idéal est égal à la taille de l’individu moins 100. La formule de Creff, quant à elle, prend en compte les différences de morphologies : normale, gracile et large. Mais ces notions sont très vagues et subjectives. D’autres formules, telles que Monneret-Dumaine vont prendre en compte la taille du poignet pour tenter de prendre en compte l’ossature et la masse musculaire dans le poids total de l’individu.

Enfin, la formule la plus connue, aujourd’hui, est l’Indice de Masse Corporelle – IMC- qui se calcule selon la taille, l’âge et le sexe de l’individu.

Comment trouver son poids idéal ?

Trouver son poids idéal est un challenge de tous les jours. Il varie selon les âges et les périodes de la vie. A 20 ans, le poids idéal n’est pas le même qu’à 30 ans. En effet, les motivations diffèrent, le corps change et les habitudes alimentaires évoluent.

A 20 ans, il est plus facile d’atteindre son poids idéal car l’organisme élimine plus rapidement. C’est le moment de rééquilibrer son alimentation qui a pu subir des dérives lors de l’adolescence.

A 30 ans, le poids idéal est celui dans lequel on se sent bien et qu’on peut conserver sans trop d’efforts. A la trentaine, les grands principes de l’équilibre nutritionnel sont souvent maîtrisés. A 40 ans, la silhouette s’est modifié peu à peu, le poids idéal est désormais un peu plus élevé qu’à celui de la vingtaine. Cependant, ce poids n’est pas toujours facile à stabiliser. Il faut alors surveiller son poids régulièrement afin de réagir sans attendre.

Enfin, le poids idéal varie selon les personnes. Chacun ne grossit pas de la même façon et maigris plus ou moins facilement. C’est pourquoi il faut tout d’abord faire le point sur son poids actuel et l’évaluer selon sa taille, son âge et son sexe.

L’indice de masse corporelle
Inventé par l’un des fondateurs de la statistique moderne, le belge Adolphe Quételet en 1832, L’IMC (ou BMI = Body Mass Index) a été défini par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme standard pour évaluer les risques de maladies liées à un excès ou à une insuffisance de poids. En effet, le poids seul n’est pas une indication suffisante pour diagnostiquer un surpoids ou une obésité qui pourrait être dangereuse pour la santé.
Les compagnies d’assurance états-uniennes l’utilisent afin de déterminer les risques d’accident cardio-vasculaire chez leurs assurés à partir de données restreintes, et font varier les primes demandées selon ce critère.
L’IMC est le résultat d’un calcul entre le poids et la taille. Il donne une évaluation de la corpulence de l’individu et des risques éventuels sur sa santé. Des seuils ont ainsi été établis en se basant sur la relation constatée statistiquement entre IMC et taux de mortalité. Ces seuils permettent d’évaluer les risques notamment de maladies cardio-vasculaires, pulmonaires ou encore d’affections touchant les articulations.L’IMC ne s’adapte cependant pas à tout le monde. Il convient aux adultes de 18 à 65 ans. Les femmes enceintes ou qui allaitent ne sont pas concernées ainsi que les athlètes, les culturistes, les personnes malades. En effet, l’IMC ne tient pas compte de la masse musculaire ni de l’ossature. Il ne mesure également pas la répartition du tissu adipeux dont dépend en partie le risque de complication liée à l’obésité.

Calculer l’indice de masse corporelle

L’indice de masse corporelle – IMC – met en relation 2 variables simples à mesurer : poids, taille, selon la formule suivante :

IMC = votre poids en (kg) / par votre taille au carré en (m2)
Un IMC normal chez l’adulte est compris entre 18,5 et 24,9. Un individu dont l’IMC est inférieur à 18,5, peut être considéré comme maigre. Il faut cependant, souligner que les risques de mortalité statistique commencent à augmenter à partir d’un IMC de 21. Au-dessus de 24,9, on parle de surcharge pondérale, le risque de maladies est alors élevé. Pour ce qui est de l’obésité, son seuil est fixé à 30 et trois stades sont distingués : l’obésité modérée, sévère et très sévère. A plus de 40, on parle d’obésité morbide.

Attention, L’IMC n’est valable que pour les adultes entre 18 et 65 ans et il ne convient pas aux femmes enceintes. Pour les enfants et personnes âgées, d’autres méthodes sont disponibles. Cet indice comporte certaines limites puisqu’il ne prend pas en compte la proportion de masse musculaire et la masse osseuse. Il n’est donc pas adapté aux sportifs.
Qu’est-ce que le surpoids et l’obésitéL’obésité correspond à une augmentation excessive de la masse grasse de l’organisme dans une proportion telle, qu’elle peut avoir une influence sur l’état de santé. Une personne en surpoids présente une corpulence légèrement supérieure à la moyenne dans une société donnée. L’IMC du surpoids se situe entre 25 et 30. Le surpoids n’est pas une maladie, il faut néanmoins réagir car le surpoids peut évoluer en obésité.
L’obésité est définie à partir d’un IMC supérieur à 30. De nombreuses raisons peuvent être à l’origine de l’obésité : l’hérédité, les habitudes alimentaires, le manque d’activité physique, l’arrêt du tabac et de phénomènes hormonaux.

Il existe deux types de surpoids ou d’obésité. Quand la surcharge de graisse se trouve autour de la taille on parle d’ obésité androïde (ou en pomme). Elle est plus fréquente chez les hommes. Quand l’excès de graisse se situe au niveau des cuisses ou des fesses, il s’agit d’une obésité dite gynoïde (ou en poire). L’obésité androïde présente plus de risques sur la santé que l’obésité gynoïde.

En 2007, le rapport de la DREES « l’état de la santé de la population en France » met en exergue une augmentation de l’obésité en particulier chez les femmes.
EN 2009, il apparaît que qu’un français sur trois est en surpoids et qu’un sur six est obèse. L’édition 2009 de l’étude ObEpi –Roche annonce que l’obésité touche 14,5% de la population française soit une augmentation de 70% en 12 ans…

Les conséquences liées à l’obésité

L’Organisation Mondiale de la Santé considère l’obésité comme une maladie grave qui peut entraîner des complications importantes, voir même mortelles. Les 3 facteurs de risques qui sont systématiquement recherchés sont le pourcentage du surpoids, le sexe et la répartition de la masse grasse.
Ainsi, quand la quantité de graisse est très importante, l’organisme produit de l’insuline. Quand le seuil d’insuline est dépassé, l’organisme se met à développer du diabète. Le diabète correspond à un excès de sucre dans l’organisme. Cet excès augmente les risques d’hypertension artérielle (HTA), d’infarctus cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) sans parler des problèmes ophtalmologiques et cutanés. L’obésité peut aussi entraîner des troubles respiratoires. Ces troubles se manifestent par des apnées du sommeil, des ronflements produisant alors une somnolence dans la journée. Un individu souffrant d’obésité peut aussi pâtir de rhumatismes et d’arthroses.
De manière générale, l’excès de graisse dans le sang est à l’origine de jambes lourdes, de varices et de phlébites qui complique la vie quotidienne.
Enfin, des études mettent en relation excès de poids et cancer. Notamment de l’estomac, de la prostate et du rein chez l’homme, du sein et de l’utérus chez la femme.
Au-delà des problèmes se santé, l’obésité est un facteur de rejet social. L’obésité véhicule les aprioris de nonchalance, de lenteur…Ils sont alors pénalisés dans leur vie professionnelle et privé.

Prévention du surpoids et de l’obésité

L’obésité chez l’enfant ou l’adolescent doit être traité à temps. En effet, 30 à 50% des cas d’obésité chez l’enfant et jusqu’à 80% chez l’adolescent persisteront à l’âge adulte.
Plus la prise en charge est précoce et plus son traitement sera facile et court.
Chez l’enfant, deux mesures simples peuvent éviter de tomber dans une situation de surpoids voir d’obésité : Rééquilibrer, surveiller les habitudes alimentaires et réduire la sédentarité.
Chez l’adulte, la prévention s’adresse plus particulièrement à des individus à haut risque de poids, en situation favorisant la prise de poids, ayant pris du poids trop vite et enfin aux sujets présentant des dispositions à la prise de poids.
La mesure la plus simple pour prévenir le surpoids est de se peser régulièrement. L’équilibre alimentaire est également indispensable à cette prévention. Pour ce faire, il est important de prendre ses repas à heures fixes, de privilégier la variété des aliments, d’éviter le grignotage, de respecter les recommandations du PNNS et enfin de manger dans le calme. Enfin, il faut pratiquer une activité physique régulière.
L’exercice permet d’accélérer le métabolisme et de brûler plus de calories. Par ailleurs, le sport permet de renforcer sa masse musculaire et d’affiner sa silhouette.Les recommandations du PNNS

Au vue des risques sur la santé entrainés par une mauvaise nutrition, le ministère de la Santé à lancé en 2001 le Programme National Nutrition Santé (PNNS) . Ce programme a permis la mise en œuvre d’actions de santé publique telle que « Manger-Bouger ». Le PNNS a fixé différents objectifs chiffrés de santé publique concernant l’alimentation et les apports nutritionnels et des marqueurs de l’état nutritionnel et de l’activité physique.
Suite à différentes études, des recommandations ont été publiées faisant l’objet d’une campagne de communication.

Les recommandations du PNNS : 

  • Manger au moins 5 fruits et légumes par jour
  • Favoriser les éléments céréaliers complets
  • Privilégier les fromages les plus riches en calcium les moins gras et les moins salés.
  • Viandes : privilégier la variété des espèces et les morceaux les moins gras
  • Manger du poisson au moins 2 fois par semaine
  • Privilégier les matières grasses végétales plutôt que les graisses d’origine animale
  • Attention aux boissons sucrées et aux aliments gras et sucrés à la fois
  • Ne pas dépasser 2 verres de vin par jour pour les femmes et 3 verres pour les hommes
  • Limiter la consommation de sel
  • Intégrer au moins ½ heure d’activité physique par jour

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